Une montre solaire qui se recharge au poignet, comme une calculatrice ? La T-Rex Dual Solar d’Amazfit ne fonctionne pas tout à fait ainsi. Son écran peut contribuer à récupérer de l’énergie, mais c’est surtout le panneau placé au dos qui change la donne — à condition de retirer la montre pour l’exposer au soleil. Je l’ai portée quelques jours : assez pour comprendre son système de recharge et sa prise en main, pas pour vérifier son autonomie sur une longue expédition. Voici ce que cette conception apporte, et les contraintes à connaître avant de miser sur le solaire. La particularité de cette montre tient à la présence de surfaces photovoltaïques à l’avant et à l’arrière. La première se trouve autour de l’écran AMOLED de 1,32 pouce. Elle peut convertir une partie de la lumière reçue en énergie, mais l’espace réservé à cette surface réduit l’affichage par rapport à certains modèles plus grands. Le panneau arrière est plus vaste. Il occupe une grande partie du fond du boîtier, autour du capteur biométrique BioTracker 6.0. Pour l’exposer correctement, il faut toutefois enlever la montre : portée au poignet, cette cellule reste plaquée contre la peau et ne reçoit pas utilement la lumière du soleil. Ce détail rappelle une règle souvent oubliée du photovoltaïque : la surface des cellules, leur orientation et la durée d’exposition comptent autant que la présence du soleil. On retrouve cette logique à une tout autre échelle dans les projets d’équipement solaire de Carentan-les-Marais, où les panneaux sont installés pour recevoir la lumière sur une surface adaptée. Pour exploiter le panneau arrière, on détache la montre et on la fixe à un sac, à une tente ou à un autre support, avec le dos tourné vers le soleil. Le bracelet textile fourni facilite cette opération : ses cordons permettent aussi de suspendre la montre pendant une halte. Les indications d’autonomie communiquées pour la montre évoquent environ 25 jours en usage courant. Trois heures d’exposition par la face avant pourraient ajouter jusqu’à cinq jours. Avec trois heures de captation par le panneau arrière, le gain annoncé peut atteindre dix-sept jours, soit une autonomie totale théorique de 42 jours. Ces chiffres dépendent naturellement de l’ensoleillement, de l’orientation et des réglages utilisés. En pratique, ce n’est donc pas une recharge instantanée qui remplace systématiquement le câble. C’est plutôt une réserve supplémentaire : pendant un bivouac ou une pause prolongée, la montre peut récupérer de l’énergie au lieu de rester enfermée dans un sac. Le principe a un intérêt particulier dans les lieux isolés, comme le montre aussi le projet de véhicule solaire destiné aux soins en régions éloignées : réduire la dépendance à une prise devient précieux quand l’accès au réseau est limité. Le grand panneau arrière ne laisse pas la place au socle habituel. La T-Rex Dual Solar utilise donc un adaptateur magnétique latéral, fixé sur deux contacts métalliques. Il dispose d’une prise USB-C pour son câble. Amazfit fournit aussi une petite lanière qui permet d’accrocher cet adaptateur à un sac ou à des clés, afin de ne pas l’égarer en déplacement. La recharge solaire n’est pas une énergie « gratuite » au sens où elle fonctionnerait sans conditions : elle dépend de la lumière disponible et s’ajoute à une batterie de 660 mAh. Amazfit annonce jusqu’à 40 heures de suivi GPS de précision. C’est une autonomie solide pour une sortie longue, mais inférieure aux 50 heures revendiquées pour la T-Rex Ultra 2, dotée d’une batterie de plus grande capacité. Avec son diamètre de 51,4 mm, son épaisseur de 16,9 mm et ses 69 grammes sans bracelet, le boîtier se remarque au poignet. La lunette en titane de grade 5, le verre saphir et l’étanchéité annoncée à 10 ATM complètent une construction prévue pour les activités extérieures. La montre est donnée pour résister à une immersion jusqu’à 50 mètres. Son écran AMOLED est lumineux et lisible, mais la taille unique et le format massif ne conviendront pas à tous les poignets. Les quatre boutons physiques sont un avantage avec des gants ou sous la pluie : ils évitent de dépendre uniquement de l’écran tactile. La montre prend en charge les cartes en couleur et plusieurs outils de navigation : itinéraires détaillés, waypoints, points d’intérêt et profils d’altitude codés par couleur. Elle propose également des parcours de golf et des plans de pistes de ski. Une fois le téléphone connecté, le partage de position peut permettre à des proches de suivre une sortie. La montre peut aussi afficher des notifications et prendre en charge les appels grâce à son haut-parleur et à son microphone. En revanche, elle ne propose pas nativement les principaux services de musique par abonnement. Son catalogue d’applications tierces s’étoffe, sans atteindre la richesse des plateformes les mieux dotées. La T-Rex Dual Solar vise d’abord les personnes qui passent beaucoup de temps dehors et peuvent laisser leur montre exposée pendant les pauses. Pour un usage quotidien, avec une prise à portée de main le soir, l’intérêt du panneau arrière sera moins évident. Il faut accepter de retirer l’appareil et de l’installer correctement pour profiter de sa plus grande surface solaire. Le compromis est aussi visible à l’avant : l’écran mesure 1,32 pouce, contre 1,5 pouce sur la T-Rex Ultra 2. En ajoutant une batterie moins capacitaire, Amazfit privilégie ici la possibilité de prolonger l’usage loin d’un chargeur plutôt que la plus grande dalle ou l’autonomie GPS maximale. C’est un choix de conception, pas un avantage universel. Les installations solaires à grande échelle illustrent elles aussi l’importance du contexte : une centrale géante en Chine, un train alimenté par des batteries rechargées à l’énergie solaire en Argentine ou la gestion d’un réseau pendant une éclipse ne répondent pas aux mêmes contraintes. La montre transpose ces questions à une échelle personnelle : surface disponible, exposition, stockage et consommation. Elle rappelle notamment que la production photovoltaïque varie avec la lumière reçue, un enjeu également observé lors d’une éclipse solaire et de son effet sur la production électrique. Pour une expédition, la bonne habitude consiste donc à utiliser chaque pause ensoleillée pour exposer le panneau arrière, plutôt que de compter sur une recharge efficace pendant que la montre reste au poignet. Vous préféreriez une montre plus légère avec un écran plus grand, ou une réserve solaire à utiliser loin des prises ?Deux surfaces solaires, deux usages différents
Un écran qui capte aussi la lumière
Comment la recharge se déroule sur le terrain
La méthode la plus utile en randonnée
Un chargeur différent des montres Amazfit classiques
Une montre taillée pour les sorties dehors
Un boîtier imposant, conçu pour encaisser
Navigation, sport et fonctions connectées
Le solaire est-il le bon compromis ?
Un vrai gain pour les longues périodes sans prise
Je m’appelle Eric et j’ai 41 ans. Je suis un jardinier professionnel à mon compte en Auto Entreprise. J’adore passer les Week-End ensoleillés à planter et entretenir mon jardin, en particulier mon potager. En ce moment, je me lance dans la permaculture pour une approche plus durable de la culture des fruits et légumes. Bienvenue sur mon site web !
